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AILLEURS (2026)
réalisation : Baptiste Bertheuil & Alexandre Par
Lucas et Raphael, deux adolescents traînent sur un parking après les cours. Un événement inattendu va forcer Raphael à révéler à son ami une vérité inavouable.
Le point de départ de ce court métrage, c’est d’abord l’envie de raconter une histoire d’amitié à hauteur d’adolescents, au moment précis où l’insouciance propre à cet âge se heurte brutalement à la réalité du monde adulte.
La partition d’Ailleurs repose sur un thème principal décliné en variations, qui suit l’évolution de l’amitié entre Lucas et Raph. Chaque musique est justifiée par le récit : d’abord calme et retenu lors de leur première escapade à vélo, elle se dépouille ensuite jusqu’au violoncelle seul au moment de la dispute — enregistré en prise directe, joué en harmoniques dans la réverbération naturelle de la pièce, pour un son distant et torturé qui reflète l’état intérieur de Raph. En fin de film, le thème s’envole enfin, porté par le Chœur d’enfants de Poitiers enregistré en studio — un choix fort, qui transforme cette conclusion en véritable adieu à l’enfance.
Le silence, lui, est réservé aux scènes de confrontation paternelle : la musique n’appartient qu’à l’espace intime et la pudeur des deux amis.



- production & composition : Maxime Jean
- violoncelle : Jean-Yves Gratius
- guitare acoustique : Sébastien Jean
- guitare électrique : Maxime Jean
- chef de chœur : Alexis Perez
- Le chœur d’enfants de Poitiers : Chahinèze Thomas, Jad Saaedi, Léopoldine Leclercq, Jade Duvinage Gaudaire, Zoé Pruvel Pichon, Azilis Dupont, Baptiste Lumineau, Noah Laverne, Eléonore Pignol, Massilia Soreau Benkaci, Lya Leceux, Gabriel Malherbe Kaptue Mabou, Aimie Francois Malherbe
- programmation des synthétiseurs : Maxime Jean
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ON PEUT RIRE DANS LE NOIR (2026)
réalisation : Alex Yu
production : La Kabine Production
Que reste-t-il d’une amitié quand tout ce qui n’est pas dit commence à se décomposer sous la surface ?Esther et Louise abordent le fragile passage à l’âge adulte, unies par un lien profond et pourtant fragile. Tandis que l’ambition, la frustration et les tourments intérieurs s’installent insidieusement, leur relation commence à se fissurer, moins à cause des mots prononcés que des non-dits.
La partition est construite autour d’une tension permanente entre surface et profondeur, comme le film lui-même.
Des voix de femmes samplées en boucle traversent l’ensemble de la bande originale sans jamais s’interrompre pour respirer — ce détail, volontairement inhumain, crée un inconfort diffus qui incarne la petite voix intérieure du personnage d’Esther. Passées dans un delay analogique et accentuées par la saturation, elles gagnent en présence au fil du film, envahissant progressivement l’espace sonore. À la toute fin, ces voix samplées laissent place à de vraies voix de femmes, vivantes et respirantes — paradoxalement, c’est après leur mort que les personnages semblent enfin exister pleinement.
Le thème au piano est composé en mode lydien, ce mode qui sonne presque juste mais pas tout à fait — parfait pour incarner la fausse légèreté de Louise, dont la positivité de façade dissimule une souffrance profonde. La scène la plus tragique du film est ainsi mise en musique dans une tonalité majeure : le même contraste que le personnage porte en lui. Cette fausse positivité est accentuée par la saturation qui la rend de plus en plus inconfortable, révélant sa nature factice. Les sons travaillés de violons et d’alto viennent, eux, dire ce que la surface refuse d’avouer, sans détour.
- production & composition : Maxime Jean
- direction d’orchestre : Alexis Perez
- violon : Sacha Villanneau
- alto : Louise Laguzet
- programmation des synthétiseurs : Maxime Jean
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LA CÉRÉMONIE (2026)
réalisation : Manon Gauché
production : ESIS
Lyra, 17 ans, grandit au sein d’une communauté sectaire rigoriste qui vénère les étoiles et condamne le monde extérieur. À l’approche de sa majorité, elle découvre la réalité de la « cérémonie de pureté » qui l’attend — et que son père, guide spirituel de la secte, en sera l’officiant. Un film sur l’emprise, la transmission du trauma, et le prix de la liberté.
La réalisatrice souhaitait que la musique soit une présence dès le tournage — nous avons donc composé pendant l’écriture du scénario, pour que les comédiens jouent avec les thèmes en direct sur le plateau.
Dans La Cérémonie, la secte ne se montre pas — elle se chante. Vingt voix en chœur commentent l’histoire de Lyra comme autant de membres du groupe dont elle cherche à s’extraire, leurs clusters suspendus entre prière et envoûtement.
La voix d’Ysée Eichhorn traverse la partition comme un double de la protagoniste : intime et fragile, puis traversée par une colère qui dit mieux que les mots le prix de la libération. En contrepoint, l’alto de Louise Laguzet génère des textures à la fois belles et dérangeantes, dont le frotté magnétique installe le malaise propre à ces milieux qui mêlent séduction et emprise.
Le duduk, enfin, ouvre une dimension métaphysique sans désigner de tradition précise — il évoque un rite ancien, universel, qui dépasse Lyra et rejoint quelque chose d’humain et d’obscur.






- production & composition : Maxime Jean
- voix principale : Ysée Eichhorn
- arrangements et direction de chœur : Alexis Perez
- chœur : Logan Beaulieux, Frédérique Blanchi, Victor Chaine, Yaël Chevalier, Camille Gueylard, Louise Laguzet, Flora Lefebvre, Oscilien Plaire, Marius Rossi, Emilie Vacher, Sasha Villanneau
- alto : Louise Laguzet
- hautbois : Manon Adam
- programmation des synthétiseurs : Maxime Jean
- technicien d’enregistrement : Aurélien Bourgeonnier
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STORM (2026) — publicité
réalisation : Arthur Machet
STORM s’inspire de la force brute d’une tempête, plaçant la nature au premier plan. Façonnée par le vent, le mouvement et l’érosion, sa forme sculpturale capture l’instant où le chaos se mue en structure. Ses lignes fluides évoquent le sable balayé par de puissantes rafales, figé dans son mouvement. Née des forces de la nature et réalisée grâce à l’impression 3D de pointe, STORM brouille la frontière entre énergie organique et précision industrielle, incarnant force, équilibre et transformation perpétuelle.
- production & composition : Maxime Jean
- voix principale : Ysée Eichhorn
- programmation des synthétiseurs : Maxime Jean
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Nos Belles Années (2024) — documentaire
réalisation : Ugo Tanty
production : Studio N
«Nos Belles Années» (75’) d’Ugo Tanty s’intéresse au parcours d’Azad, 22 ans. En quête d’identité, il rencontre d’autres jeunes pour échanger et tenter de grandir. À travers lui, ce sont les doutes et les craintes d’une génération qui s’expriment avec poésie.
La guitare s’est imposée comme instrument central. Azad joue de la guitare, on le voit à plusieurs reprises dans le film, et l’instrument portait naturellement ce qu’il incarne : la liberté, la légèreté, les élans de jeunesse. Je lui ai confié les moments de voyage, de rencontre, d’ouverture.
Pour les zones d’ombre — les doutes, la solitude — j’ai eu recours à des synthétiseurs, pour une couleur plus moderne et plus intérieure, qui contraste avec la chaleur organique de la guitare.
Les voix traversent toute la partition : douces et enveloppantes par moments, rapeuses et oppressantes par d’autres. Cette ambivalence dit quelque chose d’essentiel sur ce que le film montre — que la jeunesse et le mal-être ne sont pas deux états séparés, mais souvent la même chose vécue en même temps.
- production & composition : Maxime Jean
- guitare acoustique : Sébastien Jean
- voix : Alexis Perez
- programmation des synthétiseurs : Maxime Jean
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Bridgerton (Spitfire Audio Scoring Competition) (2022)
réalisation : Sheree Folkson
En 2022, Spitfire Audio organisait une compétition de composition autour d’une scène de Bridgerton. Je ne connaissais pas la série — et je n’ai pas cherché à la découvrir. J’ai simplement composé à l’instinct, en réponse à ce que les images me donnaient : l’excitation du mariage, la tension dramatique de l’événement, le faste de l’époque.
- production & composition : Maxime Jean
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OVERFØLSOM (2022)
réalisation : Ugo Tanty
production : Studio N
Possédant le don surnaturel de ressentir les émotions des gens dont il croise le regard, Alexandre vit à l’écart de la société pour se protéger des souffrances extérieures. Alors que ce qu’il considère comme une malédiction lui fait de nouveau du mal, il décide d’aller à la rencontre d’un professeur pour l’aider à s’en débarrasser. Épaulé par Gustave et sa logeuse Madame Dold, Alexandre va devoir faire les bons choix pour éviter une nouvelle catastrophe.
La réalisation de ce court-métrage est le fruit d’une collaboration entre l’association Kipitch Créations de Poitiers et l’association Studio N de Niort. Traitant d’hypersensibilité, ce film a eu la chance de bénéficier de l’attention et du soutien de Brigitte Lecordier qui a gentiment accepté d’incarner le personnage de Madame Dold.
Pour Overfølsom, je savais dès le départ que je voulais un son qui reflète l’ambivalence d’Alexandre — entre ce qu’il ressent et ce qu’il subit. Le mélange d’orchestre et de synthétiseurs collait parfaitement au projet. Le MS20 est au cœur de la musique du film : c’est le seul synthétiseur qui me donnait cette texture organique et bouillonnante, presque viscérale, qui colle à son état intérieur. Les vieux synthés en général m’évoquaient aussi un imaginaire de cinéma fantastique et de l’étrange — une façon d’ancrer le film dans cette zone trouble entre réalisme et surnaturel. En contrepoint, les textures orchestrales venaient apporter une respiration, une humanité, pour ne jamais laisser le personnage totalement enfermé dans sa malédiction.
- production & composition : Maxime Jean
- programmation des synthétiseurs : Maxime Jean